Archive pour 28.11.2009

L’Homme moderne, cet être faible !…

je suis tombé l’autre jour, par hasard, sur  un article très intéressant concernant les performances physiques de l’homme moderne. Il s’agit d’un chercheur australien qui conclue que les performances physiques de l’Homme n’ont jamais été aussi faibles qu’aujourd’hui.

Peter McAllister a analysé les empruntes de pieds laissées par des arborigènes néandertaliens au cours d’une partie de chasse vieille de 20 000 ans. D’après les relevés effectués, l’anthropologue en conclue que ces chasseurs devaient se déplacer à 37 km /h.

Quand on songe que Usain Bolt détient actuellement le record du monde du 100 m avec une vitesse de 42 km/h,  On imagine facilement ce que donneraient nos lointains ancêtres dans nos arènes modernes, équipés de chaussures et autres combinaisons high tech ! Le chercheur conclue d’ailleurs que ces hommes, dans les conditions d’entraînement actuelles, avec l’équipement et l’environnement adéquate (notamment en ce qui concerne le revêtement synthétique des pistes d’athlétisme, qui permet une adhérence optimale pour la course), atteindraient facilement…45 km/h !

Si l’on remonte moins le loin dans le temps, à l’époque de l’Empire romain, on apprend que les légionnaires couvraient quotidiennement une distance correspondant à un marathon et demi, en portant un équipement qui pouvait représenter la moitié de leur poids.

Ces exemples sont trop éloignés de nous ?

Alors quelques clichés datant d’une centaine d’années nous révélent des performances physiques étonnantes chez les anciens Tutsis du Rwanda, capables de sauter à près de 2,50 m  en hauteur, lors de certaines cérémonies rituelles.

Ainsi, plus la sédentarité gagne l’homme moderne, plus ses “performances” physiques diminuent (faisont abstraction du dopage, des progrès scientifiques dans l’équipement, et de ceux de la science de l’entraînement). D’une manière générale, l’Homme tend à s’affaiblir, ce qui est dû à son mode de vie.

Notre masse (osseuse et musculaire) s’adapte aux charges qu’elle est amenée à porter (c’est d’ailleurs le principe de l’entraînement ; on augmente la charge de travail pour rechercher une adaptation croissante de l’organisme à l’effort).

Moins on sollicite quotidiennement son physique, plus celui-ci s’affaibli.

Ainsi, le corps s’use si l’on ne s’en serre pas ! Messieurs, à vos pompes et haltères !

Manthropologie : The secret Science of modern male inadequacy (Peter Mc Allister).

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